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La ville de Schoten ne regrette pas les "closed source"

by Nicolas Bossut last modified 2007-02-12 17:59

Ceux qui se rient des errements du projet 'open source' à Munich auraient intérêt à s'intéresser à une ville plus proche, Schoten, où ils trouveront un parfait contre-exemple. La cheville ouvrière du projet est le gestionnaire de systèmes Jan Verlinden. (Source : Grommen S., Schoten mist 'closed source' echt niet, in Datanews, 02.02.07)

"Pour une administration publique moyenne, je ne vois aucun domaine où l’'open source' serait en reste par rapport aux logiciels ‘closed source’", fait observer Jan Verlinden. Jan n’est pas un évangéliste loufoque de l’'open source', mais un Microsoft Certified Systems Engineer qui, rebelle à toute idéologie, travaille à la commune de Schoten (banlieue d’Anvers). Il peut sans problème étayer ses dires par des exemples concrets. À Schoten, tout est, pour ainsi dire, 'open source': systèmes d’exploitation, serveurs de fichiers, pare-feu, sécurité réseau, téléphonie VoIP, etc.

"Pour l’instant, nous sommes en pleine migration du système d’information géographique vers l’'open source', poursuit Verlinden. Ensuite, nous avons l’intention de migrer le serveur de messagerie. C’est encore un serveur Exchange pour le moment, mais il doit être remplacé par un système entièrement redondant. Mais nous n’allons pas tout faire nous-mêmes. L’offre de Sun nous intéresse et nous permettra du même coup de bénéficier du support. À long terme, nous voulons migrer notre gestion documentaire sur l’'open source', mais cela aura des implications sur le travail de chaque fonctionnaire dans la commune. Pourtant, quelques belles alternatives 'open source' y sont déjà disponibles, comme par exemple Alfresco."

Question sensible

A en croire Verlinden, l''open source' aurait de nombreux avantages. "Stabilité, sécurité, intégration, configuration, énumère Verlinden. Essayez un peu de telles applications dans une base de données Oracle ou Microsoft. Il vous faudrait acheter une deuxième base de données pour tout tester." Verlinden estime que l’élément coût revêt aussi une importance à l’égard du contribuable. "Une bonne gestion de la ville implique aussi que nous ne dépensions pas des sommes folles en licences." L’'open source' fait également du bien en interne. "La formation du personnel ICT est nettement plus rapide."
Verlinden confie encore qu’il rêve d’un centre de compétences belge et indépendant spécialisé en 'open source'. "Il existe un besoin d’échange en Belgique. Je ne trouve pas ce que je recherche dans l’association des responsables ICT des administrations locales ‘V-ict-or’. Elle est bien trop à la merci des sponsors, ce qui ne permet pas de travailler librement."

Le projet wallon ‘communesplone.org’ a adopté une autre approche. "Nous coopérons étroitement avec cette communauté. Des applications spécifiques y sont développées pour le secteur public et elle prône l’échange d’expériences. Mais une initiative fédérale se fait attendre... et cela devient urgent. La barrière linguistique ne compte pas dans l’ICT. J’ai déjà posé la question au cabinet Vanvelthoven, mais cette question paraît très sensible en raison de la pression des grands acteurs propriétaires…"

Plus d'informations

  • L'étude de cas détaillée du projet 'open source' de Schoten est disponible sur le site web de la Commission européenne.
  • Un autre article sur le projet de mutualisation CommunesPlone

Source

http://www.zeapartners.org/press/fr/schoten-ne-regrette-pas-les-closed-source